Vendredi 03 Septembre 2010
N° 130 - Août 2010
Sommaire
La chronique de
Pierre Cornillot
La chronique de
Stéphane Di Vittorio
La chronique de
Martine Gardénal
La chronique de
Roselyne Morel
La chronique
d'Hélène Wintrebert
La chronique de
Françoise Railhet
La chronique de
Soana Kristen
La chronique de
Bérengère Arnal
La chronique de Marie-
Hélène Groussac
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Cancer du sein, l’accompagnement de la femme
La prescription de médecines non conventionnelles dans le cadre du cancer du sein se fait en complément de la médecine conventionnelle, c’est-à-dire de l’allopathie. Il n’y a pas opposition ou choix de l’une ou des autres, mais complémentarité dans le but de soulager la patiente et de l’aider à mieux se soigner.
L’accompagnement de la femme peut se faire avant même que le diagnostic de cancer ne soit posé.
Les résultats ne devraient plus jamais être annoncés par téléphone. C’est inhumain. Il est fondamental, pour que l’alliance thérapeutique s’installe, que la femme soit devant nous, qu’il nous soit possible de lui prendre la main, l’épaule, voire de l’entourer de nos bras, pour recevoir sa souffrance, ses pleurs, son désespoir à l’annonce du résultat.
Il nous faut alors l’aider à remonter marche après marche, pas trop vite, au rythme lent de tout ce qui l’attend. Les médecines naturelles trouvent leur place ici, comme thérapeutiques de soutien du psychisme, de l’émotionnel, du physique voire même de l’immunité.
Divers protocoles d’accompagnement sont possibles et diffèrent selon les médecins prescripteurs : oméga 3, anti-oxydants, desmodium, probiotiques, vitamine D, silice organique, thé vert, curcuma, huile essentielle de niaouli, gel d’aloe vera…
Et comme la vie continue sur la voie de la guérison, il faut penser à l’avenir.
Il faut faire en sorte que l’antihormonothérapie proposée dans certains types de cancer du sein hormono-dépendants soit tolérée le mieux possible en vue d’une observance maximale.
Le suivi gynécologique autre doit être poursuivi : préménopause, fibrome, mastose, ménopause. L’allopathie est là contre-indiquée pour tout ce qui concerne les hormones de synthèse, progestatifs, œstrogènes. La phytothérapie et l’homéopathie proposent des solutions non hormonales.
Une prise en charge globale de la patiente doit être instaurée dans un souci de participer à la prévention des récidives et des métastases : alimentation anti-oxydante, pratique régulière d’exercice physique, aide à la gestion des stress, rééquilibrage de la flore intestinale après restauration s’il y a lieu de la muqueuse intestinale, thérapeutiques immunostimulantes, antioxydantes et diverses…
Bérengère ARNAL



Responsable du diplôme universitaire de phytothérapie, à la faculté de médecine Paris XIII, présidente de l’association Au sein des femmes, prévention, dépistage, accompagnement des femmes atteintes de cancer du sein, vice-présidente de l’AMPP, Association médicale pour la promotion de la phytothérapie. Auteur, coauteur : La Ménopause - Ce qui marche, ce qui ne marche pas en phytothérapieLa Santé par les plantes - Comment enrayer l’“épidémie” des cancers du sein ? - Les Meilleures Tisanes santé.

Au sein des femmes, 181, rue de Saint-Genès, 33000 Bordeaux.