Optimisme français
Tout le monde connaît le titre suivant de Victor Hugo : “Tristesse d’Olympio”, mais peu nombreux sont ceux qui comprennent que dans cette locution l’accent est mis sur “tristesse”. Et non sur Olympio.
Tristesse devant la situation et la misère du monde. Alors que l’humanité est depuis le début la fleur de la création et l’homme la plus olympienne des créatures, au point que Victor Hugo s’amuse à l’appeler “Olympio”.
“Car ce n’est pas à cause de Darwin que les hommes se croient moins le dessus du panier d’entre les créatures, puisque c’est précisément ce dont il les convainc.” (Ecrits, p. 797.)
Au terme de l’évolution biologique, l’homme accueille la fonction et le champ de la parole et du langage et apparaît ainsi une créature tout à fait à part, c’est-à-dire sacrée. Ce qui ne retire rien d’authentiquement vivant à tous les autres “êtres vivants”.
Et voilà pourquoi, envers et contre tout, la France revient en tête des pays qui pensent que 2012 sera moins difficile que 2011.
Il n’y a pas à se tromper, c’est en France que les distinctions théoriques sont le plus clairement exprimées, puis universellement communiquées.
L’argent ? le phallus ? la parole ?
Dans quel ordre faut-il articuler ces trois concepts ?
Mine de rien, c’est sur ces trois concepts que va se régler l’élection.
A l’hôtel Sofitel de New York, les deux premiers termes se sont inclinés de façon spectaculaire, en respect - sincère ou non - du troisième terme.
Même la Chine et les Etats-Unis ne peuvent échapper à cette problématique. Dont la France est maîtresse.
De savoir dans quel ordre doivent être déclinées ces notions.
Si celui qu’on appelle “le troisième homme” s’était un peu mieux informé de l’état actuel et des développements de la théorie analytique, peut-être son obstination répétitive à chaque présidentielle aurait-elle pu aboutir. Ce ne fut pas le cas.
On se demande maintenant sur lequel des deux vrais candidats vont se concrétiser les suffrages des électeurs.
Stéphane DI VITTORIO
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