Jeudi 11 Mars 2010
N° 125 - Mars 2010
Sommaire
La chronique de
Pierre Cornillot
La chronique de
Stéphane Di Vittorio
La chronique de
Martine Gardénal
La chronique de
Roselyne Morel
La chronique
d'Hélène Wintrebert
La chronique de
Françoise Railhet
La chronique de
Soana Kristen
La chronique de
Bérengère Arnal
La chronique de Marie-
Hélène Groussac
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L’héritage
Léguerons-nous à nos enfants un monde en paix, une terre propre et fertile et une humanité debout, guérie, libre ? Après s’être entre-tués pendant près de cent ans (deux cent cinquante millions de morts), avoir fait exploser des milliers de charges nucléaires et deux bombes atomiques sur le Japon, nos parents ont arrêté de se battre. Mon ami Marc Crouzier était très fier de faire partie des gardiens de la paix. Il s’y était engagé avec la vraie vocation de pacifier les conflits, de “garder la paix”. Si la paix entre les grandes nations est faite, il n’en est pas de même à l’intérieur. Aujourd’hui, on ne parle plus que de sécurité, de répression, de sanctions. Nous vivons le temps de la vengeance et du chacun pour soi. Nous sommes en pleine agitation. L’inquiétude est grande. Les troubles sont latents. Voyez dans la rue, à l’école, dans les hôpitaux, les lieux publics et souvent dans les familles, la tension est présente, la violence est de règle. Peut-on vivre bien longtemps dans l’insécurité ? Y a-t-il une relation de cause à effet entre le stress et la maladie ? D’où vient le malaise, le mal-être qui s’étend ?
Ensuite, léguerons-nous à nos enfants de quoi subsister ? Chacun pourra-t-il se loger ? se vêtir ? se nourrir convenablement ? qu’il soit sans emploi ou cumulard. Aujourd’hui, pourquoi y a-t-il de tels écarts entre les revenus de la rente et le fruit du travail ? Ces différences qui ne cessent d’augmenter sont-elles justifiées ? Comment guérir de l’envie, de la jalousie et de l’avidité qui rongent nos sociétés ? Enfin léguerons-nous à nos enfants les moyens d’être libres, dignes et respectueux d’eux-mêmes, des autres et de leur écosystème ?
La nature humaine est déroutante. Comment le principe fondateur de la médecine primum non nocere, “d’abord ne pas nuire”, s’est-il transformé dans les faits en primum nocere ? Pourquoi la médecine actuelle est-elle si destructrice et mortifère (près de deux cent mille morts des cancers par an, autant des maladies cardio-vasculaires et presque autant des maladies auto-immunes) ? Est-il encore possible d’arrêter ce massacre ?
Si les battements d’ailes de notre voracité et de notre cupidité provoquent les catastrophes auxquelles nous assistons, transformons-les en bruissements d’ailes de respect, de générosité, ils déclencheront sûrement une ère de prospérité pour toute l’humanité.
P. A .



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