Il s'agit d'un poison mortel au centième de milligramme.
Hautement radiotoxique, il reste nocif plusieurs centaines de milliers d'années. S'il pénètre dans l'organisme sous forme de petites particules (par l'air, l'eau ou les aliments), il se fixe dans le foie, le squelette ou les poumons. Ses radiations peuvent détériorer le noyau des cellules (en particulier les molécules d'ADN) et engendrent un risque de leucémies, cancers ou mutations génétiques. Respirer une poussière d'un centième de milligramme de plutonium est une cause presque certaine de cancer du poumon.
Concernant sa durée de vie du plutonium, sa quantité est divisée par deux tous les 24 000 ans environ. Même après 240 000 ans (10 demies vies), le nombre d'atome de plutonium n'a été divisé que par 1024. Si on avait une tonne de plutonium au départ, il en reste encore 1kg au bout de 240 000 ans, soit de quoi tuer encore pas mal de gens.
Philippe BROUSSE
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a publié en janvier 2009 un journal d'information grand public pour dénoncer le mythe du cycle nucléaire, les risques du plutonium et l'imposture du retraitement.
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