La médecine de troupeau
La médecine officielle, qui considère que la santé est l’absence de maladies, a conçu ce qu’on a appelé “la médecine préventive”, concept qui a permis toutes les dérives. La vedette de cette médecine est la vaccination qui induit une course sans fin. Ce processus absurde et destructeur ne fait qu’amplifier les problèmes et détériorer la santé. Il ne s’agit pas de prévention comme on le prétend, car la véritable prévention consiste avant tout à ne pas nuire, donc à ne rien introduire dans le corps qui ne lui soit nécessaire et à ne pas le traumatiser, de quelque manière que ce soit.
Comment peut-on penser que les vaccins qui introduisent dans l’organisme des bactéries, virus, adjuvants et conservateurs dangereux, tous étrangers au corps – sans compter des gènes recombinés pour les vaccins produits par génie génétique –, puissent constituer une approche correcte de la santé ?
La meilleure prévention contre les maladies est de ne pas nuire à son corps, de mener une vie saine, de manger des produits naturels, d’éviter les pollutions autant physiques que psychiques. Dans ses conditions optimales de fonctionnement, l’organisme se défend contre toutes les maladies, surtout si l’on évite d’agresser sans cesse son système immunitaire.
Réunis en congrès au Wiener Konzerhaus de Vienne en septembre 1983, des médecins du monde entier ont constaté avec inquiétude que les maladies infectieuses qu’on pensait maîtrisées réapparaissent, que les microbes résistent aux antibiotiques, s’associent, et mutent en prenant des formes plus complexes et plus dangereuses. Ils ont conclu qu’il fallait élaborer une stratégie commune. “Le but des épidémiologistes n’est plus l’éradication des maladies infectieuses grâce à l’emploi massif des vaccins et antibiotiques, mais le contrôle et l’amélioration de la qualité de la vie”, fut la conclusion du Dr Edward Kasse, président du Congrès. Hélas, ces sages propos sont restés lettre morte !
Quand on observe dans sa globalité l’état de santé des populations, on constate que les pays qui vaccinent le moins sont ceux dont la population est dans le meilleur état de santé possible, comme c’est le cas de la Suède par exemple. Les pays qui ont vacciné en masse toute la population sont ceux qui connaissent les taux de maladies les plus élevés, tels les pays de l’Est et à présent les Etats-Unis.
On a constaté une augmentation importante du diabète insulo-dépendant chez des enfants de moins de cinq ans. Comment expliquer l’apparition de cette maladie à un si jeune âge ? Pourquoi y a-t-il autant de cancers chez les enfants ? Pourquoi une maladie de dégénérescence se manifeste-t-elle de manière si précoce ? L’asthme augmente de façon inquiétante chez l’enfant, devenant le problème numéro un en pédiatrie. Pourquoi tant d’enfants sont-ils asthmatiques ? Il y a cent ans, voire cinquante ans, ces phénomènes n’existaient pas, mais à cette époque les vaccinations n’étaient pas encore généralisées. Quant à la sclérose en plaques, elle était quasiment inconnue chez l’enfant avant l’introduction du vaccin contre l’hépatite B. Nous avons échangé de bénignes maladies d’enfance contre des pathologies redoutables.
Avec tous les vaccins que nos enfants ont reçus, comment s’exprimeront les maladies au XXIe siècle ? Personne n’est en mesure de le dire, mais le chemin tracé par les vaccinations risque de nous conduire vers de très graves pathologies qui s’accentueront de génération en génération. Nous sommes en état d’overdose. Comment avons-nous pu en arriver là ?
Notre manie de faire croire aux enfants qu’il existe des “pilules” ou des “vaccins” miracles pour chaque problème risque de les amener plus tard à rechercher des solutions chimiques à toutes leurs difficultés en ayant recours aux drogues, légales ou illégales. La médecine a sa part de responsabilité dans cette accoutumance.
C’est l’organisme qui doit lui-même construire sa protection à tout instant et les programmes de vaccinations mettent en danger ce processus long et lent qui conduit à l’installation d’une santé durable. En outre, cette confiance dans les vaccins procure un sentiment factice et illusoire de sécurité qui amène souvent les adolescents vaccinés contre l’hépatite B à penser qu’ils sont protégés de toute maladie sexuellement transmissible et à négliger toute protection élémentaire et toute mesure d’hygiène essentielle.
Dans la logique de la médecine actuelle, la vaccination nous conduit vers un système de médicalisation à outrance, de surveillance constante des virus, entraînant des pressions intolérables sur les populations. C’est ce que l’on appelle la médecine de troupeau, alors que chaque être humain est unique et différent des autres.
Les campagnes publicitaires en faveur des vaccins représentent un endoctrinement qui ressemble à un lavage du cerveau. Tout d’abord, on pratique la désinformation avec trucage des chiffres statistiques, amalgame savant de l’effet protecteur du vaccin avec d’autres affections, puis une mise en garde de possibilités de contagion totalement fantaisiste. Ensuite, on sème la terreur en faisant croire à l’ensemble de la population qu’une épidémie la menace, que telle maladie peut être effroyable, mettant au même rang de gravité une vulgaire rougeole et une poliomyélite paralysante. On procède alors à la banalisation de l’acte vaccinal et enfin on répand l’affirmation gratuite de l’efficacité totale du vaccin, alors que l’évidence prouve, dans le cadre de la vaccination antihépatite B par exemple, que son efficacité ne sera mesurable que dans vingt ou trente ans et que la réponse par fabrication d’anticorps ne se fait que dans une proportion de 30 % à 70 %
dans les meilleurs cas.
Sylvie SIMON
21.10.2009
Cet article de Sylvie Simon d a été publié dans le “Guide alternatif des vaccinations” sous le titre “Avant tout ne pas nuire” (numéro hors-série de Votre santé), au mois de janvier 2005. Il est disponible en édition numérique jusqu'au 31 décembre 2009, sur simple demande à la rédaction.