Mardi 07 Septembre 2010
N° 131 - Septembre 2010
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Méfiez-vous des puces
Les actions de VeriChip Corporation, fournisseur de systèmes RFID pour soins de santé et besoins connexes des patients et fabriquant de micro-puces injectables chez les humains, ont triplé depuis que la société a réussi à obtenir une licence exclusive de deux brevets pour développer des systèmes de détection de virus implantés sur les humains.

Alors qu’aucune réelle pandémie n’avait encore été annoncée, dotée d’indéniables dons de voyance, la société Verichip affirmait déjà avoir conçu une technologie pour aider à détecter les contaminés par la grippe A. Puis, le 21 septembre 2009, elle annonçait officiellement la mise en application prochaine d’un nouveau système de détection du virus H1N1 par l’utilisation de nouvelles puces. Et le 19 octobre 2009, ces actions étaient en hausse de 186 % à 3,28 $ sur le Nasdaq.

Cette technologie de détection va être mise en place aux Hospices civils de Lyon pour mesurer les risques de propagation des maladies nosocomiales. Des capteurs seront installés non seulement sur le personnel hospitalier, mais aussi sur les patients. Ces puces vont également permettre de calculer les probabilités de propagation du fameux virus de la grippe A en analysant dans une même école tous les contacts des enfants entre eux.

Durant deux jours, une équipe de physiciens et médecins ont équipé de puces électroniques 241 élèves et 10 institutrices d’une école primaire de Lyon et enregistrés toutes leurs interactions. D’après Bruno Lina, responsable du Centre national d’enregistrement des virus de la grippe et grand promoteur de la vaccination, “on va avoir avec les résultats définitifs un modèle clair pour voir comment le virus peut se propager”.

“La grippe A est un bon prétexte, mais on peut étudier avec cela d’autres maladies infectieuses”, explique le Pr Philippe Vanhems, qui dirige le service d’hygiène hospitalière “Épidémiologie de l’Infection et Biomarqueurs” de l’Hôpital Édouard Herriot à Lyon.

Pour l’instant, ces puces, qui sont en fait des badges RFID (Radio Frequency Identification Device) permettant l’identification par radio fréquence, ont été placées par un cordon sur la poitrine des enfants et ont enregistré tous leurs contacts. Nous avons déjà ces engins sur nos nouveaux papiers d’identité qui transmettent non seulement l’identification du porteur, mais aussi sa localisation.

Ainsi, sous le prétexte de cette “pandémie”, on accoutume l’opinion publique à l’implantation de puces électroniques sur les individus et même à l’intérieur d’eux-mêmes. Ce système, autorisé pour l’usage médical en octobre 2004 par la FDA (Food and Drug Administration) des États-Unis, utilise la micro-puce humaine implantable passive RFID et le disque de santé personnel correspondant.

Au cours des dernières années, les nanotechnologies ont accompli de spectaculaires progrès
Désormais, une fois installée dans le corps humain au cours de n’importe quel acte chirurgical, cette puce, qui peut avoir des dimensions infimes de l’ordre de quatre centièmes de millimètre, est capable de transmettre un signal stimulant des structures cérébrales spécifiques qui permet de suivre cet humain à la trace et de modifier son comportement. En provoquant des réactions émotionnelles et mentales chez les animaux comme chez les hommes, on ouvre la porte à des possibilités inquiétantes de contrôle car cette puce peut transmettre l’information de notre influx nerveux à un ordinateur et, d’autre part, par la commande d’un ordinateur, injecter un signal qui est reçu par notre système nerveux.

Bien qu’elles relèvent encore du domaine de la science-fiction dans l’esprit de la grande majorité des gens, ces puces sont déjà opérationnelles et réduisent le travail des éleveurs d’animaux de batteries en ce qui concerne le tri, l’alimentation et la reproduction.

De l’animal, on passe à l’être humain
Ces puces, qui sont utilisées par la médecine vétérinaire pour identifier des milliers d’animaux à travers la planète, peuvent à présent être implantées sous la peau de tout individu que l’on veut surveiller : enfant, malade, vieillard sénile, prisonnier ou militaire.

Certains se réjouissent de ce “progrès” sans imaginer que cette nouvelle technologie risque de porter atteinte à la vie privée des porteurs de puces, en transmettant à leur insu des informations très personnelles. Selon l’American Medical Association, l’implant d’une puce électronique sous la peau des patients donne un accès immédiat à leur dossier médical.

Ces implants “pourraient améliorer la coordination et la continuité des soins, ce qui éviterait les effets adverses et d’autres erreurs médicales”, a déclaré le comité d’éthique de la plus importante association de santé du pays. Et l’utilisation médicale de cette puce se répand très rapidement car certains patients, incapables de se prendre en main et de gérer eux-mêmes leur santé, trouvent l’idée intéressante et se posent peu de questions puisqu’ils n’ont plus de souci à se faire, leur santé étant dès lors entre les mains des “spécialistes”.

Récemment, VeriChip a pris pour cible les diabétiques et les malades mentaux, et a “pucé” de très nombreuses personnes victimes d’Alzheimer, ainsi que des employés de services officiels des États-Unis.

Nous voici donc dans le “Meilleur des mondes”, ou au temps de l’Apocalypse que nous promet la Bible. En effet, dans l’Apocalypse, dernière partie de la Bible, St Jean nous décrit le Jugement Dernier, et la façon dont Dieu enverra des avertissements et des “plaies” sur Terre, comme nous les subissons actuellement.

L’apôtre nous met en garde contre l’Antéchrist, la venue des faux prophètes, la “Bête” et sa “Marque” et tout ce qui risque de causer la perte de l’humanité. Nombreux sont ceux qui ont fait le rapprochement entre la micro puce et la marque maudite de la bête citée dans l’Apocalypse (13:4-5, 16-17-18) qui nous dit que la Bête obligea “tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches ou pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe”.

Déjà, le 11 octobre 1990, L’Express s’inquiétait : “Il sera bientôt possible de dépister tout et n’importe quoi. Comment ces informations cruciales seront-elles utilisées ? [...] Doit-on laisser faire les scientifiques ou établir des garde-fous ?”

Mais nous n’avons pas “établi des garde-fous” et en 1992, à la grande surprise des médecins qui savaient qu’aucune épidémie n’était en vue, fut pratiquée au Québec une vaccination de masse contre la méningite. Cette décision avait été prise par des fonctionnaires du gouvernement contre l’avis de la plupart des membres du corps médical exprimé en particulier dans un article paru dans Le Journal de la presse du mardi 4 février 1992, mais le Gouvernement passa outre.

Un grand nombre de médecins et d’infirmières se sont alors demandé, non sans raison, pourquoi ils devaient appliquer un “protocole particulier” pour administrer cette injection et pourquoi il fallait donner une inclinaison singulière à la seringue et une pression très forte pendant plusieurs secondes à l’endroit de l’injection.

“Ce fait rattaché au “protocole spécial” est d’autant plus étrange dans l’administration d’un vaccin qu’il ressemble en tous points à la manière dont on injecte un “implant électronique” servant à l’identification personnelle, fabriqué, entre autres, par Texas Instrument. La méthode est aussi semblable à celle utilisée pour l’injection de cristaux liquides afin d’empêcher leur retour dans la seringue.”, avait constaté Serge Monast, un journaliste d’investigation, décédé depuis dans de mystérieuses conditions.

À l’époque, on avait demandé à des centres spécialisés d’avoir des mesures de sécurité et d’observation exceptionnelles, ce qui avait déjà entraîné des quantités de questions sur le contrôle mondial de la population, comme il en court tant actuellement sur les sites Internet et qui font enrager notre ministre de la Santé. Ces rapports entre la puce et le virus de la grippe A ne peuvent que confirmer les craintes qui entourent ce vaccin. À présent, nous sommes bien certains d’être dans “Le meilleur des mondes” décrit par Aldous Huxley, ou dans Nous Autres, d’Eugène Zamiatine ou encore dans This Perfect Day, d’Ira Levin, dont le message est clair : la technologie menace l’Homme et sa Liberté.

Point n’est besoin d’être paranoïaque pour imaginer la possibilité de l’installation de systèmes de contrôle et d’influence du style de “Big Brother” comme dans 1984 de George Orwell. Les pouvoirs dans notre monde n’ont pas arrêté de se centraliser et certaines orientations d’action de responsables d’organisations importantes font tout naturellement surgir des questions inquiétantes sur leurs réelles intentions.

Giorgio Agamben, auteur d’Homo Sacer, paru au Seuil en 1997, résume bien la situation :
“Il y a quelques années, j’avais écrit que le paradigme politique de l’Occident n’était plus la cité, mais le camp de concentration, et que nous étions passés d’Athènes à Auschwitz. [...] Je voudrais suggérer que le tatouage était sans doute apparu à Auschwitz comme la manière la plus normale et la plus économique de régler l’inscription et l’enregistrement des déportés dans les camps de concentration. Le tatouage bio politique que nous imposent maintenant les États-Unis pour pénétrer sur leur territoire pourrait bien être le signe avant-coureur de ce que l’on demanderait plus tard d’accepter comme l’inscription normale de l’identité du bon citoyen dans les mécanismes et les engrenages de l’État. C’est pourquoi il faut s’y opposer.”

Aussi, nous devons rester vigilant et garder notre lucidité. Tant que la puce reste implantée sur un objet, nous pouvons toujours échapper à ce pistage en nous débarrassant de ces objets, mais lorsqu’elle sera implantée dans notre corps, nous ne pourrons pas nous débarrasser de ce dernier.

Sylvie SIMON
02.11.2009

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