Il est responsable d’une morbidité et d’une mortalité fortes et constitue un facteur énorme de sous-développement et d’impacts neurocognitifs incompatible avec toute scolarisation et créativité des enfants atteints de séquelles neurologiques.
Des initiatives de plus en plus ambitieuses et éthiquement correctes évoquent la possibilité de l’élimination du paludisme.
Mais pour gagner cette bataille, il faut que tous les partenaires conjuguent leurs efforts.
C’est une question de solidarité et d’éthique internationales. Nous avons un problème d’efficacité du système de santé au Mali et dans d’autres pays d’Afrique, d’engagement partenarial durable, de coût des actions de santé publique.
Il faut développer des approches stratégiques innovantes et concertées pouvant atteindre les populations les plus reculées et les plus démunies ; c’est là que les ONG peuvent jouer un rôle déterminant. Mais c’est aux Africains et aux acteurs locaux du développement que revient la responsabilité de faire bouger les choses.
Il faut continuer de développer les capacités de recherche opérationnelles et appliquées en Afrique en formant une masse critique de cerveaux qui innovent et restent au pays d’une part, et augmenter significativement la couverture médicale et sanitaire des zones rurales et périurbaines d’autre part. La médecine générale communautaire est une continuation logique des soins de santé primaires.
Ogobara DOUMBO
Professeur de médecine,
Parasitologue,
Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur le Paludisme au Mali
Conférence exceptionnelle du Pr Ogobara Doumbo,
lors de la 4e Journée provençale de la santé humanitaire
Vendredi 20 novembre 2009, Faculté de médecine de la Timone, Marseille
Inscription gratuite
Informations :
http://www.santesud.org