Vaccination, le dosage des anticorps
La biologie a progressé de façon considérable. Elle permet au praticien d'analyser les caractéristiques du terrain propre à chacun et de poser un diagnostic juste, condition essentielle pour lutter efficacement contre toute affection. La prévention, le suivi et le traitement des effets secondaires dus à la vaccination sont aujourdhui facilités par le dosage des anticorps. Il est extrêmement dangereux de jouer avec notre système immunitaire en vaccinant sans s'entourer des plus élémentaires précautions.
Les macrophages, dans les tissus, et les monocytes, dans le sang, sont des cellules qui repèrent les intrus (bactéries, virus), les englobent, puis les détruisent en petites parties appelées polypeptides. Ces derniers sont constitués de 3 à 21 acides aminés. Ce sont des substances appelées antigènes car capables d'induire la formation par l'organisme d'anticorps contre eux. Les cellules macrophagiques présentent l'antigène à un lymphocyte T.
En même temps, le macrophage sécrète de l'interleukine 1 qui va stimuler ces lymphocytes T. Ces lymphocytes T ainsi activés vont sécréter, entre autres substances, de l'interleukine 2 qui va notamment stimuler les lymphocytes B pour les transformer en plasmocytes capables alors de fabriquer des anticorps contre ces antigènes.
Ce processus, qui commence par la reconnaissance de l'intrus et se termine par la stimulation des lymphocytes B, constitue l'immunité cellulaire.
La production des anticorps IgM, IgG et IgA par les plasmocytes est appelée immunité humorale car les anticorps sont véhiculés dans le sang.
Ce résumé simplifié montre que les deux immunités, cellulaire et humorale, sont liées.
En ce qui concerne les lymphocytes T, certains seront transformés en lymphocytes T cytotoxiques (capables de tuer des cellules bactériennes ou virales ou infectées par des virus), ou en lymphocytes T non cytotoxiques dont le rôle sera régulateur de limmunité, afin que la réaction immunitaire ne s'amplifie pas de façon excessive.
Il existe ainsi des rétrocontrôles dans ce système immunitaire complexe. Nous disposons aussi de lymphocytes mémoire capables de reconnaître l'antigène déjà connu et ainsi de répondre très rapidement à une tentative d'invasion venant d'un type d'intrus précédemment identifié.
Ce mécanisme est spontané.
Dans le cas des vaccinations, il est forcé artificiellement pour tenter d'éviter l'apparition de la maladie contre laquelle le vaccin doit protéger.
L'immunité acquise suite à la maladie est beaucoup plus efficace et durable que celle obtenue après vaccin ; ce qui nécessite de faire sans cesse des rappels comme dans le cas de la grippe.
Faire plusieurs vaccins dans la même injection perturbe le système immunitaire car l'être humain ne fait jamais deux maladies en même temps.
L'immunité est en principe spécifique de l'antigène reconnu.
Mais dans la nature, certains antigènes sont communs entre des virus, ou des bactéries et des substances antigéniques de l'organisme lui-même. Ceci entraîne une auto-immunité et des réactions immunitaires contre l'organisme aboutissant à des affections auto-immunes telles que le diabète, la spondylarthrite ankylosante, la polyarthrite, la sclérose en plaques, etc.
Or les vaccinologues oublient ou ne reconnaissent pas les travaux des spécialistes des affections auto-immunes, qui ont récemment découvert des antigènes communs entre virus ou bactéries et des groupes d'acides aminés contenus dans l'organisme.
Pour l'hépatite B, par exemple, une antigénicité commune entre l'antigène HBs (du vaccin contre lhépatite B) est démontrée avec des structures du système nerveux (d'où possibilité de sclérose en plaques ou de syndrome de Guillain-Barré) ou avec des structures antigéniques des articulations (d'où l'apparition possible de polyarthrite ou de spondylarthrite), ou avec des structures antigéniques du tissu sanguin (d'où possibilité d'apparition de lymphomes), ou avec des structures antigéniques du pancréas (d'où apparition de diabète) ou de la thyroïde (d'où apparition de thyroïdite).
Les structures antigéniques sont reconnues en association avec des molécules codées par le système HLA.
Or nous héritons de 12 molécules différentes codées par les HLA de nos parents. Les affections auto-immunes sont en général prédisposées par ces codages HLA.
Chaque codage donne une ou plusieurs prédispositions pathologiques
C'est en fonction de ces codages HLA que s'exprimera l'une ou l'autre ou plusieurs de ces affections auto-immunes sous l'influence de la stimulation antigénique notamment vaccinale.
Or la stimulation antigénique vaccinale est répétée par la multiplication des injections vaccinales et la multiplicité des vaccins. Le risque de maladie auto-immune est donc plus fréquent par la vaccination que par la maladie spontanée dite sauvage.
Ainsi, un patient porteur dun codage HLA DR2 fera plutôt une sclérose en plaques ou un lupus.
Un patient HLA DR4 fera plutôt un diabète ou une polyarthrite selon le sous-type HLA DR4.
Un patient DR3 fera plutôt un diabète ou une thyroïdite.
Enfin, lindividu vacciné peut s'immuniser contre l'ADN contenu dans les vaccins cultivés sur cellules tumorales (cas du GenHevac).
Or toutes nos cellules contiennent le patrimoine génétique dans leur noyau sous la forme de chromosomes portant notre ADN. Cela pourrait notamment entraîner la suppression d'anti-oncogènes ou favoriser l'expression d'oncogènes et aboutir à la formation de tumeurs telles que les lymphomes, ce que l'on constate notamment depuis la vaccination anti-hépatite B.
Les décès déclarés, suite à ce vaccin, semblent relever de cette situation dramatique.
A moins que ce ne soient des antigènes tumoraux en provenance des cellules tumorales d'ovaire sur lesquels sont cultivés ces vaccins qui en soient à l'origine.
Grâce aux progrès de la biologie, nous sommes capables, en pratique journalière, d'effectuer chez les patients, les dosages d'interleukine 1, d'interleukine 6, d'interleukine 8, de facteurs de nécrose des tumeurs et du récepteur soluble de l'interleukine 2. Ce sont ces médiateurs de l'inflammation et de l'immunité qui vont permettre de suivre l'état du patient et l'efficacité de nos thérapeutiques.
Dr Laurent HERVIEUX
19.11.2009
La version originale de cet article a été publiée dans Vous et votre santé, numéro spécial sur les vaccinations au mois de janvier 1996. Rien n'a changé, ou presque, depuis 15 ans !
Le numéro spécial sur les vaccinations de janvier 2005 est disponible en édition numérique jusqu'au 31 décembre 2009, sur simple demande à la rédaction.