Il n'y a pas de complot antivaccinaliste
Il y a un refus de la majorité du personnel sanitaire d'entendre et de prendre en compte la résistance, les objections et les observations d'une forte très forte minorité défiante vis à vis des arguments médicaux d'autorité concernant la vaccination, poussée parfois à exagérer ses positions par la surdité révoltante de la majorité à une vérité basique: il n'y a pas d'inocuité absolue d'un vaccin et certains sont même dangereux.
Et il y a , en filigrane, dans les positions radicalement provaccinalistes, comme une argumentation en faveur d'une politique sanitaire totalitaire. Personellement je veux bien, sur la base d'une réflexion historique, m'incliner devant la légitimité d'une contrainte sanitaire d'Etat et accepter que dans ce cas on puisse même en sacrifier quelques'uns pour sauver une grande majorité. Mais il faudrait, dans ce cas faire la preuve d'un état absolu d'urgence.
En dehors de cette situation, si on est "un peu" démocrate il faut accepter qu'il y ait un sens au fait que les gens, décidant librement, votent en ce moment avec leurs pieds et que ce n'est pas par ignorance, c'est même peut-être par intelligence.
Ce que Mme Bachelot voudrait... c'est un pays de moutons disciplinés, de godillots. Et bien dommage mais ce n'est pas le cas et si même l'instruction civique type 3ème république avec la morale des bons et des mauvais citoyens n'y arrive pas c'est peut-être très bien.
C'est le début d'un processus d'autonomie dans les décisions de santé: qui s'en plaindra ? Il y a la science, les praticiens et les usagers et la vérité des usagers n'est pas une sous-vérité, dégradée, tout juste bonne à être examinée avec condescendance par les professionnels et les experts: c'est une source de connaissance à part entière si messieurs les experts et les professionnels veulent bien remettre en cause leurs certitudes de temps en temps.
Et les gens oui simplement les gens en ce moment, se méfient de la vaccination proposée. Ils ont d'autant plus raison de le faire que d'éminents sommités ont osé suggérer que le rapport avantages-risques de cette vaccination n'était pas tel, qu'il eu pu être pertinent de vacciner plus que des populations à risques clairement identifiées. Ils ont ouvert la boite de pandore de la liberté de raisonner : quelle horreur ? non si on est partisan du principe de précaution, si on a une méfiance méthodologique devant les associations d'intérêts entre la science et l'industrie en gros si on participe de la culture écolo on dit : tant mieux !
Patrice POLLET,
conseiller municipal Vert de Béziers