Le BCG n’est plus obligatoire en France depuis 2006 !
Depuis près de quatre ans, la France a décidé d’abandonner l’obligation de ce vaccin, comme c’est le cas depuis belle lurette de tous les autres pays européens, excepté le Portugal, qui ne brille pas par ses performances en matière de santé.
On trouve actuellement sur Internet un avis de marché, publié par la République française, qui concerne les formations sur la vaccination par le BCG de professionnels de santé en Ile-de-France. Le GRSP d’Ile-de-France organise une consultation portant sur la réalisation d’actions de formation ayant pour thème la vaccination par le BCG, destinées aux professionnels de santé en Ile-de-France. Les formations, objet du marché, visent à sensibiliser les professionnels de santé et à favoriser la réalisation du BCG chez les enfants d’Ile-de-France dès la naissance et le premier mois de vie, suivant les recommandations du Conseil supérieur d’hygiène publique de France.
Certains pays comme les Etats-Unis, les Pays-Bas ou l’Allemagne ont totalement abandonné cette vaccination, sans que cet abandon ait augmenté le nombre de cas, bien évidemment.
Ainsi, Jean-Marie Mora, président de la Ligue pour la liberté des vaccinations, nous signale qu’en 1980 il y avait, en France, 17 000 cas pour 63 millions d’habitants et, en Allemagne réunifiée, il y avait 29 991 cas pour 82 millions d’habitants.
En 1990, il y avait, en France, 9 030 cas soit 16 pour 100 000 habitants et, en Allemagne, 14 653 cas soit 18 pour 100 000 habitants.
En 2004, il y avait, en France, 6 007 cas soit 8 pour 100 000 habitants et, en Allemagne, 5 004 cas soit 7 pour 100 000 habitants.
Or l’Allemagne a abandonné la vaccination en 1973, la France en 2006.
Le programme de lutte contre la tuberculose sans vaccination
Depuis plusieurs années, l’OMS a lancé un programme mondial de lutte contre la tuberculose sans vaccination qui procure des taux de guérison allant jusqu’à 95 %, même dans les pays pauvres. La France est le seul pays qui n’a pas daigné adhérer à cette stratégie, sans doute n’y avait-elle aucun intérêt financier, à moins que nos services de santé soient beaucoup plus incompétents que ceux de nos voisins, ce qui, chaque jour, est prouvé davantage.
L’un des arguments avancés pour le maintien du BCG était qu’il protégeait efficacement de la méningite tuberculeuse. Or, dès 1973, le Dr F. Freerksen, directeur de l’Institut allemand de biologie expérimentale, spécifiait qu’il fallait abandonner ce dogme : “On assiste en Europe à une régression de la tuberculose depuis environ cent ans, donc depuis bien avant l’introduction du BCG [...] Le dogme de l’absence de méningite tuberculeuse chez les vaccinés doit être abandonné (entre 1964 et 1968, à Vienne, sur quatre méningites tuberculeuses, deux se sont produites chez des sujets vaccinés).” (Cf. Le Concours médical, 20 avril 1974, (t. 96 [16], p. 2 529-2 530). L’année même, la République fédérale allemande supprimait ce vaccin. Le Pr Costil, de l’hôpital Trousseau à Paris, a pu, pour sa part, observer huit cas de méningite tuberculeuse, survenus entre 1978 et 1988, chez des enfants vaccinés avec le BCG (cf. Profil du 13 juillet 1989).
Le Guide des vaccinations de 1995 précise que le taux d’adénite peut monter jusqu’à quarante-trois pour mille selon l’âge et le vaccin utilisé. Dans un cas sur dix, les bécégites prennent une forme fistulée avec suppuration, et le Pr Grosset, responsable du Centre national de la surveillance de la tuberculose, précisait que ses “conséquences sont presque aussi désagréables qu’une tuberculose.” (Cf. La Tribune médicale, 20 février 1982.)
La lutte contre la tuberculose est un échec
En 1994, le Pr Jacques Grosset, chef de service de bactériologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, était encore plus catégorique : “La lutte contre la tuberculose est probablement l’échec le plus total enregistré à l’échelle mondiale.” (Cf. France-Soir du 16 novembre 1994.) Dès 1982, dans la Tribune médicale du 20 février, le Pr Grosset avait fait un calcul édifiant : “Ainsi, on admet le risque de contracter une tuberculose en France de 5 pour 10 000. Or, il faut vacciner 10 000 personnes pour en protéger une à 80 %, tandis que l’on provoque l’apparition de 10 adénopathies (inflammations chroniques des ganglions lymphatiques).”
Dans Le Quotidien du médecin du 9 septembre 1992, le Dr Didier Grandgeorge, pédiatre à Fréjus, signait un article intitulé “BCG et sida” : “A chaque vaccin, on essaime, dans la population, 240 000 bacilles de tuberculose bovine.
Est-ce encore licite dans une société où les maladies déprimant l’immunité, tel le sida, se développent à grands pas ? Reprenons le Vidal de 1992 : le BCG est déconseillé en cas de séropositivité VIH (or aucun médecin vaccinateur en milieu scolaire ne semble s’inquiéter de la séropositivité des enfants qu’il soumet au BCG).
Lorsque j’ai soulevé cette question, le médecin responsable de la DISS de mon département m’a répondu : “Nous prenons des risques mais ils sont faibles et on ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs”. Encore et toujours des futurs responsables mais non coupables.”
Qui “prend les risques”, ceux qui les imposent ou ceux qui les subissent ?
La Presse médicale du 1er mars 1997 (tome 26 - n° 6) constatait à son tour : “Les effets secondaires du BCG sont nets, parfois gênants et même graves. Ils sont proportionnels à la dose administrée, variables d’une souche à une autre.”
Le Sunday Times du 16 avril 2006 titrait : “Des bébés malades mettent en question la sécurité du vaccin BCG”. En effet, des “douzaines de bébés irlandais” ont eu de très sévères réactions au nouveau vaccin qui contient des bacilles vivants de la tuberculose. Les médecins ont signalé ces cas au ministère irlandais de la Santé qui a mené une enquête et a découvert qu’entre 2002 (date de l’introduction de ce vaccin) et 2004, 58 nouveau-nés avaient été soignés pour de graves réactions au BCG. Parmi eux, 26 bébés durent subir une opération chirurgicale et les autres furent traités par des antibiotiques. Cette étude a été publiée par les Archives of Disease in Childhood.
La tuberculose reste, en France, un phénomène marginal
Le Dr Tubéry, médecin immunologiste qui a observé une dizaine de maladies auto-immunes ou allergiques induites par le BCG, résume parfaitement la situation : “Malgré une certaine recrudescence actuelle due à l’exclusion sociale, la tuberculose reste, en France, un phénomène marginal”.
En outre, cette maladie se soigne bien. Par contre, on est certain que de nombreux enfants deviendront des bronchitiques, des asthmatiques, des allergiques de toutes sortes, à la suite de cette “agression sauvage du système immunitaire” (l’expression est du Pr Halpern, l’un des “pères” de l’allergologie moderne).
Combien d’enfants éviteront la tuberculose grâce au BCG en France ? Certainement un pourcentage infime. Combien deviendront allergiques à cause de ce vaccin ? Des dizaines de milliers tous les ans. Et n’oublions pas que l’asthme, aussi, peut tuer. Le rapport qualité-prix dans ce cas ? Sûrement bien inférieur à un.” (Cf. Vous et votre Santé, numéro spécial vaccinations, 4e trimestre 1996.)
La vaccination à la naissance et à l’école a été abandonnée au cours de l’année 1990 dans les divers cantons suisses, sans modifier la prévalence de la tuberculose infantile, qui reste exceptionnelle dans la population indigène de ce pays.
On voit que l’abandon du BCG n’a rien à voir avec le taux de tuberculose.
Non satisfait du cirque qu’il a installé avec la grippe porcine, envers et contre tout, notre gouvernement persiste et signe pour la reprise du BCG.
Mais vous pouvez être assurés qu’il “n’est pas du tout influencé par les laboratoires pharmaceutiques.” S’il nous en fallait une preuve supplémentaire, la voici !
Sylvie Simon
08.12.2009