Vendredi 03 Septembre 2010
N° 130 - Août 2010
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Vaccin contre l’hépatite B : des mises en examen pour tromperie aggravée 07-02-2008-Le vaccin contre l’hépatite B, dès 1994, on vous l’avait dit : “C’est une bombe à retardement”
Par Sylvie SIMON
Quatorze ans après la campagne nationale de vaccination contre l’hépatite B, les responsables de deux laboratoires ayant mis au point et commercialisé le vaccin ont été mis en examen pour “tromperie aggravée”. Il était temps !
Après avoir déclaré que les accusations portées à l’encontre des responsables “ne sont pas justifiées”, le porte-parole du laboratoire Sanofi-Pasteur MSD a affirmé que toute cette histoire était uniquement “franco-française”. Il n’y a que lui pour le croire, à part ceux qui sont à l’abri de toute information venant de l’étranger.
En Allemagne, comme en Grande-Bretagne, les autorités sanitaires ont refusé de la conseiller, aussi les vaccinations ont été très réduites et les effets secondaires également. Seuls trois pays ont vacciné en masse, la France évidemment, les Etats-Unis et l’Italie où le ministre italien de la Santé a touché 600 millions de lires quelques mois avant qu’il ne rende la vaccination obligatoire dans son pays. Il a été inculpé et condamné à plusieurs années de prison ferme, mais le vaccin a engendré des dégâts semblables aux nôtres.
Aux Etats-Unis, depuis 1990, la loi fédérale oblige tous les médecins à déclarer les complications vaccinales au VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), dépendant de la FDA (Food and Drugs Administration) et du gouvernement américain. Or, entre le 1er juillet 1990 et le 31 octobre 1998, le VAERS a dénombré 24 775 effets secondaires du vaccin contre l’hépatite B, dont 9 673 cas très graves et 439 décès, parmi lesquels 180 ont été classés “mort subite et inexpliquée du nourrisson”.
A ce sujet, notre journal a consacré, en 1999, un long article à Michael Belkin qui a témoigné, le 18 mai 1999, devant le Congrès américain. Alors qu’elle était “pleine de vie et de santé”, sa fille est morte en 1998 à l’âge de cinq semaines, quinze heures après avoir reçu sa deuxième injection du vaccin antihépatite B. Le médecin légiste de New York décréta qu’il s’agissait du syndrome de la mort subite du nourrisson, négligeant de mentionner dans son rapport que le bébé avait un oedème du cerveau et qu’elle venait de recevoir le vaccin antihépatite B, alors que le coroner avait bien confirmé que le cerveau était hypertrophié. Or il est notoire que la mort subite du nourrisson est due à un problème respiratoire et non neurologique. Ce cas est loin d’être unique aux Etats-Unis et existe aussi en France.
Au fil de sa longue et minutieuse enquête, Michael Belkin apprit qu’aucune étude n’avait été réalisée à partir des données du VAERS. “Les autorités de la santé persistent à minimiser négligemment le torrent continu de sérieuses réactions adverses de ce vaccin et de plus en plus d’enfants et d’adultes continuent de mourir et de souffrir de troubles neurologiques centraux et hépatiques après cette vaccination. Dans le monde de la finance, de telles tromperies aboutiraient à des poursuites judiciaires. Mais cela ne se produit guère dans le monde médical. Il n’y a aucun règlement imposant l’intégrité du CDC (Centers for Disease Control and Prevention).”
Quant aux enfants de moins de 6 ans, chez lesquels il n’existe officiellement “aucun problème” en France, entre 1999 et 2002, le VAERS a enregistré 13 363 accidents, dont 1 850 hospitalisations et 642 décès pour ce seul vaccin. On pourrait déjà être affolé par ces chiffres, mais le 2 juin 1993, la FDA avouait dans Jama qu’une étude du CDC démontrait que : “Seulement 1 % des accidents graves lui étaient rapportés”. Le magazine Money de décembre 1996 a bien confirmé cet infime pourcentage. Il est certain que si l’on multiplie les chiffres officiels par ce pourcentage, la situation est terrifiante.
Comme cela se produit en France, l’énorme sous-déclaration des complications vaccinales fausse complètement les données sur lesquelles s’appuient les autorités médicales pour promouvoir leur politique vaccinale.
L’analyse indépendante des données informatiques issues du VAERS met en évidence, pour la seule année 1996, 872 accidents graves enregistrés chez les enfants de moins de 14 ans, en rapport avec le vaccin antihépatite B. Cette année-là, 48 enfants en sont morts. En résumé, les accidents déclarés après le vaccin antihépatite B sont trois fois plus fréquents que les cas d’hépatite B, rarement mortels, observés chez les enfants de moins de 14 ans, alors que tous les officiels, américains et européens, ne cessent d’invoquer l’avantage du bénéfice-risque accordé à ce vaccin. Liraient-ils ces chiffres à l’envers ?
Déjà, en 1994, The Lancet (vol. 344) avait dénoncé : “La vaccination contre l’hépatite B a été associée à une exacerbation ou même un déclenchement de maladies auto-immunes telles que des scléroses multiples ou des syndromes de Guillain-Barré.” Ainsi, contrairement à ce que l’on prétend, les problèmes liés à la toxicité de la vaccination contre l’hépatite B sont officiellement reconnus et ne sont pas réservés à la France. Mais en France, seuls les gens avertis - et bien peu le sont - lisent The Lancet. Ainsi, aux Etats-Unis comme en France, la crainte des maladies propagée par l’industrie pharmaceutique et les médias a abouti à une croissance du pouvoir de cette industrie bien au-delà de ce qui devrait être toléré dans toute démocratie.
Le 14 juin 1999, le Dr Jane Orient, présidente de l’Association de médecins et des chirurgiens américains (AAPS), a témoigné devant le Comité de réforme du gouvernement et a évoqué les 4 600 dossiers impliquant, outre la sclérose en plaques, bien d’autres maladies centrales du système nerveux, dont le syndrome de Guillain-Barré, le lupus érythémateux et aussi l’augmentation inquiétante de l’asthme et du diabète insulinodépendant, que l’on occulte totalement en France. Elle a conclu : “Pour la plupart des enfants, le risque d’une réaction grave au vaccin peut être 100 fois plus grand que le risque d’hépatite B.”
A ses yeux, la politique vaccinale “est basée sur des conflits d’intérêt, une méthodologie scientifique éloignée de la critique indépendante, et les réactions sérieuses défavorables restent ignorées. Elle représente une violation du Code de Nuremberg car elle force des individus à avoir un traitement médical contre leur volonté, ou à participer à l’équivalent d’une expérience à grande échelle sans un consentement éclairé.”
La FDA a confié 30 000 dossiers médicaux de personnes ayant présenté des effets indésirables au Pr Bonnie Dunbar, professeur de biologie cellulaire et moléculaire à l’université de médecine Baylor à Houston. En collaboration avec des collègues d’autres universités et institutions médicales, le Pr Dunbar a éliminé les cas douteux, puis a étudié les cas des familles dont plusieurs membres ont très mal réagi à la suite de cette vaccination. Pour ces chercheurs, d’après certains groupes HLA, le système immunitaire du malade s’emballe, devient aveugle et, reproduisant les maladies auto-immunes que l’on observe au cours des infections virales naturelles, détruit certaines parties du système neurologique. Afin d’étudier le rôle que peuvent jouer les facteurs génétiques dans les réactions au vaccin, Bonnie Dunbar a introduit plusieurs demandes auprès du gouvernement américain qui les lui a refusées. Elle pense qu’il existe, aux Etats-Unis, au minimum 200 000 cas d’effets indésirables.
Dans ce pays, un certain pourcentage est prélevé sur le prix du vaccin pour dédommager les accidents vaccinaux. Etant donné qu’entre 1990 et 2000, 1 048 milliards de dollars ont été payés, et que la somme maximale octroyée pour un décès ne peut excéder 250 000 dollars, ce chiffre dément à lui seul toutes les assertions officielles affirmant que rien ne prouve la nocivité des vaccins. S’ils sont tellement inoffensifs, pourquoi tant d’argent attribué aux victimes ?
D’autant qu’aux Etats-Unis, comme en France, le parcours des malades pour obtenir que la Justice puisse faire son travail est aussi hasardeux qu’onéreux et, alors que l’administration de Clinton avait déjà durci la procédure d’obtention de cette compensation, celle de Bush a supprimé tout espoir pour les familles des victimes.
Au Canada, le VAAE (Vaccine Associated Adverse Events) reçoit 4 000 à 5 000 rapports spontanés par an, alors que les médecins canadiens ne sont pas obligés par la loi de rapporter les effets secondaires des vaccins (excepté dans l’Ontario). Là encore, en raison de la très certaine sous-notification, combien existe-t-il de cas en réalité ?
Ce résumé de la situation en Amérique du Nord prouve bien que les problèmes vaccinaux ne sont pas réservés à la France, comme les autorités cherchent à nous le faire croire.
Ce leitmotiv qu’il n’existe aucun lien entre ce vaccin et la sclérose en plaques est le principal argument des fanatiques du vaccin, mais, outre cette redoutable maladie, les accidents couvrent un éventail d’une soixantaine d’autres pathologies. Bien avant cette campagne mensongère, la liste des complications signalées était déjà impressionnante. Outre les poussées de sclérose en plaques et le syndrome de Guillain-Barré, on trouvait des névrites optiques, l’arthrite, les polyarthrites, les péricardites, l’érythème polymorphe, le lichen plan, uvéites postérieures, paralysies faciales.

Une litanie de mensonges
“Nous entendons faire valoir notre point de vue dans cette affaire”, a déclaré Benoît Soubeyrand, directeur médical de Sanofi-Pasteur MSD. Il a ajouté qu’il va “collaborer au mieux de ses possibilités avec le juge d’instruction”. On ne peut être qu’inquiet de la collaboration du laboratoire avec le juge d’instruction, tout en nous demandant comment il va répondre de l’accusation de “tromperie aggravée”. Car il s’agit bien avant tout des énormes mensonges proférés par le laboratoire au moment de cette OPEA sur la santé publique. Tout le monde a le droit de se tromper, mais pas de mentir lorsqu’il s’agit de la santé publique.
Mais avant de citer les plus gros mensonges de ce laboratoire, il est important de savoir qu’il a eu de nombreux complices parmi le gouvernement, les instances de santé, et certains medias. Seront-ils aussi mis en examen ? Ce serait indispensable dans une véritable démocratie, car, dans cette campagne éhontée en faveur de la vaccination contre l’hépatite B, la publicité a dépassé de très loin les arguments utilisés pour vendre du Coca-Cola et les mensonges se sont succédé à une cadence jamais égalée auparavant dans le domaine de la santé. C’est le laboratoire Pasteur-Mérieux MSD qui s’est chargé d’informer les médecins généralistes avec toute l’objectivité qu’on peut attendre de quelqu’un qui est à la fois juge et partie. Dans cet élan, il n’a pas hésité à éditer une plaquette affirmant : “La salive est un important vecteur de la contamination”, alors qu’on n’a jamais rapporté un seul cas de contamination transmise par la salive. Et le Conseil général des Hauts-de-Seine s’est fait le complice des marchands de vaccins en diffusant un tract de la même veine : “On peut contracter l’hépatite B par la salive, le baiser, le partage d’objets familiers”.
Et en 1999, dans La Vaccination (éditions Que Sais-Je), Claude Hannoun, professeur honoraire à l’Institut Pasteur, osait encore affirmer : “Le virus, tout à fait différent de celui de l’hépatite A, est transmis directement ou indirectement à partir du sang, de la salive, du sperme et des sécrétions vaginales”. Ce professeur honoraire sera-t-il sanctionné pour son mensonge ? Pour sa part, Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé du gouvernement Balladur, n’a pas hésité à avancer les chiffres les plus farfelus, sans aucune base scientifique, mais qui lui avaient évidemment été soufflés par les marchands du vaccin : “L’hépatite B ce sont 40 000 contaminations par an, touchant principalement les jeunes”. (Cf. Libération, 4 septembre 1994). Pouvait-il alors ignorer que les estimations officielles (Réseau national de la santé) se situaient autour de 8 000 ?
Cette année 1994, durant tout le mois d’octobre, un camion forum sillonna la France pour présenter l’émission “Love in Fun”, et le “Doc”, alias Christian Spitz, pédiatre et psychologue chargé de “l’information”, affirmait alors que quatre milliards d’individus étaient touchés par le virus. Ce chiffre, qui représente 70 % de la population mondiale, devait effectivement affoler tout le monde, jeunes et vieux ! Cependant, personne n’a semblé relever l’énormité du mensonge, pas une seule voix ne s’est élevée pour protester officiellement. En l’occurrence, il s’agissait de la violation de l’article 13 du Code de déontologie médicale française et ce médecin, qui a délibérément violé les règles du serment d’Hippocrate en n’ayant aucun “souci des répercussions de ses propos auprès du public” et en ayant fait montre d’une évidente “attitude publicitaire”, aurait dû comparaître devant le Conseil de l’ordre. Or, celui-ci s’est bien gardé de le poursuivre alors qu’il condamne, sans aucun état d’âme, de nombreux médecins pour des raisons bien plus anodines, ne serait-ce que de soigner avec des “méthodes non conventionnelles et non éprouvées”. Les méthodes utilisées durant cette vague de folie étaient-elles “conventionnelles et éprouvées” ? Malgré l’énormité de ce mensonge, à présent oublié, le Dr Spitz anime certaines émissions télévisées. On peut imaginer la rigueur de l’information qu’il diffuse.
On peut juger de la rigueur des informations données aux adolescents en prenant connaissance d’une note interne du laboratoire Pasteur-Mérieux, qui a été publiée au “Journal de 20 heures” le 23 mars 1998 sur la 2 : “Sur le marché de la vaccination, les adolescents sont un segment très porteur... Il faut dramatiser... faire peur avec la maladie”. A lui seul, cet aveu aurait dû provoquer une remise en question du vaccin, puisque la “nécessité de vacciner” a été basée sur des affirmations qui relèvent du délit de publicité mensongère. Comment les défenseurs du laboratoire vont-ils pouvoir noyer cet énorme poisson ?
Pour justifier cette campagne, le Pr J.F. Girard, alors directeur général de la Santé, n’a pas hésité à affirmer que l’épidémie avait tendance à s’étendre et que cette affection présentait un problème majeur de santé publique ! (Cf. Le Généraliste, n° 1643, 1995.) Comment peut-on expliquer les fausses assertions d’un responsable qui devrait être l’un des mieux informés de France ? Notre ex-directeur de la Santé semble avoir ignoré les chiffres objectifs dont on disposait déjà et qui sont en parfaite contradiction avec ses déclarations. Ils provenaient de deux sources : la première est une enquête menée par le “Réseau Sentinelles” (500 médecins généralistes répartis dans toute la France et travaillant pour l’Inserm), et la seconde est une enquête regroupant des échantillons sanguins provenant de la Surveillance épidémiologique de la Courly (70 laboratoires d’analyses biologiques dans la région lyonnaise). La courbe de la Courly montre que l’on avait douze fois plus de cas d’hépatite B en 1978 qu’en 1992, et les chiffres comparés de ces deux réseaux démontrent une diminution de 90 % des cas observés depuis cette époque, donc avant la campagne publicitaire en faveur du vaccin. Mais, comme c’est en 1994 que l’on a entrepris les grandes campagnes de vaccination, cette amélioration est évidemment attribuée aux seules vaccinations, alors que l’accélération de la baisse des cas constatée dès 1986 correspond au retrait des lots de sang contaminé.
Car il faut savoir que de nombreuses hépatites B ont été criminellement transmises par la transfusion sanguine de sang contaminé ou l’échange de seringues chez les drogués. Et de cela, on s’est bien gardé de parler durant la campagne.
Quant au Pr Jacques Drucker, alors directeur du Réseau national de santé publique, il prétendait, en 1997, qu’il y avait 3 000 décès par an à cause de l’hépatite B. Mais le 24 mars 1998, interviewé sur France 3 dans l’émission “Nimbus”, il affirma alors qu’il y en avait environ 1 000. Lorsque la journaliste lui fit remarquer que le chiffre fourni l’année précédente était trois fois supérieur, il coupa court en corrigeant ses chiffres : “1 000 à 3 000 décès par an”. Voilà encore un bel exemple de précision “scientifique” chez un responsable de la santé publique ! Interrogé à son tour, Antoine Flahaut, de l’Inserm, maître de conférence à Paris VI, affirma pour sa part, sur des bases beaucoup plus sérieuses, qu’il y en avait entre 630 et 1 000 au maximum. Ainsi, M. Douste-Blazy nous a donné, au sujet des cas d’hépatites B en France, un chiffre cinq fois supérieur à celui fourni par le Réseau de la santé publique, et le Pr Drucker, directeur de ce même réseau, a avancé un chiffre de trois à cinq fois supérieur à celui de l’Inserm ! Faut-il incriminer l’ignorance, l’incompétence ou le mensonge organisé ?
Pour cette campagne, la Direction générale de la santé a bénéficié de la complicité du CFA (Comité français pour l’adolescence) - subventionné par les laboratoires et qui a augmenté ses rentrées d’argent de 450 % dès le démarrage de la promotion - et de la collaboration de SmithKline Beecham et de Fun Radio, partenaires de qualité, comme on le voit.
Dans Ouest-France du 6 septembre 1998, le Dr Plassart ne s’est pas privé, lui aussi, de désinformer ses lecteurs : “Le virus de l’hépatite B se transmet par voie vénérienne et par la salive. A l’heure des premiers baisers, les jeunes courent le grand risque de contracter l’hépatite B.” Quant au “partage d’objets familiers”, souvent cité, il faut être certain de l’extraordinaire crédulité de la population pour imprimer et répandre de telles inepties. Mais combien d’adolescents ont cru ces mensonges puisqu’ils émanaient de personnes “responsables”, de ceux qui sont chargés de leur montrer l’exemple de la probité.
Michel Georget, professeur de biologie, a lui aussi remarqué quelques mensonges au cours de cette campagne. “J’ai relevé un énorme mensonge dans un dépliant distribué par le laboratoire SKB qui n’hésitait pas à écrire “L’hépatite B tue plus de personnes en un jour que le sida en un an” ! ce qui voudrait dire a contrario que le sida tue moins en un an que l’hépatite B en un jour. A supposer, pour simplifier, que l’hépatite B fasse 365 morts par an (soit un par jour, ce qui est déjà très supérieur à la réalité), cela voudrait dire que le sida tue moins d’une personne par an ! Hélas, il n’en est rien. Il n’empêche que ce mensonge a été imprimé et distribué à des centaines de milliers d’exemplaires dans les collèges, les lycées.”
Aucun des tracts distribués à outrance ne mentionnait les dangers potentiels de ce vaccin, pourtant signalés depuis belle lurette dans la littérature scientifique internationale. Enfin, la plupart de ces tracts avançaient des chiffres englobant l’ensemble de la planète pour les morts par hépatites - sans toutefois le préciser, il va sans dire -, ce qui fausse complètement les données, puisque les pays en voie de développement présentent des risques des dizaines de fois supérieurs à ceux de la France, de l’Europe ou des Etats-Unis. De même, certaines informations confondaient les chiffres de l’hépatite B et ceux de l’hépatite C sans indiquer que le vaccin antihépatite B n’a aucun effet sur l’hépatite C (à part ses effets secondaires dangereux). Ils ont aussi mis l’accent sur le cancer du foie associé au virus, utilisant le même amalgame entre la situation des pays du Tiers-monde et celle de la France, tout cela sous le couvert de l’OMS.
Le 14 février 2005, l’Institut de veille sanitaire nous prévenait que les résultats préliminaires qui permettaient de disposer, “pour la première fois en France métropolitaine”, d’une estimation du taux de prévalence du portage de l’antigène HBs dont la présence signe une infection chronique par le virus de l’hépatite B, était “plus élevé que ce qui était proposé jusqu’à maintenant”. Puisque c’est la première fois qu’on mène une pareille étude en France, comment peut-on parler d’un taux “plus élevé” étant donné qu’on n’avait aucune valeur de comparaison, ce qui est bien la preuve que l’on nous dit n’importe quoi.
Dès le lendemain, 15 février 2005, Le Figaro reprenait le chiffre de 300 000 personnes contaminées par le virus de l’hépatite B, et citait Maxime Journiac, spécialiste de Sida Info Service, qui posait une question qu’il qualifiait de “lancinante” : “Est-ce l’abandon des campagnes de vaccination qui est responsable de cette aggravation ?” Et il reprenait la litanie de mensonges : “Le virus se transmet par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, la salive et les liquides issus d’une plaie”. Personne ne semble avoir remarqué dans cet article qu’avec la moitié de la France “protégée” du virus par le vaccin, il existe bien plus de cas qu’avant la campagne de vaccination massive. Etant donné que l’incidence de la maladie avait diminué de façon spectaculaire bien avant la vaccination de masse, on ne peut que s’inquiéter d’apprendre que les chiffres pour l’hépatite B ont doublé en dix ans. Dans ce cas, il faut surtout éviter de continuer à vacciner qui que ce soit.
L’article signalait également que “La France est le seul pays européen où l’opposition au vaccin contre l’hépatite B a eu de telles conséquences judiciaires et médiatiques que la couverture vaccinale a reculé”, en se gardant bien de dire que nous sommes le seul pays européen à avoir subi de telles pressions des laboratoires et à leur avoir obéi. Ainsi, en Grande-Bretagne, on a vacciné 5 %, et non 50 %, de la population. Même si “notre couverture vaccinale a reculé”, elle est de loin très supérieure à celle de ce pays qui n’a pourtant pas davantage de cas d’hépatite B que nous. Mais tout le monde semble l’ignorer, Le Figaro méritant la palme à cet égard.
Dans le même esprit, en 2004, on pouvait encore entendre le Dr Edwige Antier, qui intervient régulièrement dans les médias, affirmer sur France-Inter que l’hépatite B est une maladie très grave qui menace la population française et que les accidents, dont elle prétend que le lien avec le vaccin n’a jamais été établi, s’élèvent au maximum à 200 cas. Ce genre de mensonge n’a jamais été sanctionné par qui que ce soit, et certainement pas par le Conseil de l’ordre des médecins.

Les pouvoirs publics le savaient
Alors que nos pouvoirs publics criaient haut et fort qu’il n’existait aucun accident, ils nous donnaient une autre preuve, encore une, de leur mensonge. Le Parisien du 2 octobre 1998 a publié le fac-similé d’une lettre envoyée à Liliane Larvor, atteinte de polyarthrite rhumatoïde depuis sa vaccination obligatoire pour travailler à la Faculté. La lettre, à l’en-tête du ministère du Travail et des Affaires sociales, est datée du 16 janvier 1996 et signée par François Vareille, sous-directeur des professions de santé.
“Au vu du rapport établi par l’expert, le Dr Martin, du centre de pharmacovigilance de Brest, la commission de règlement amiable des accidents vaccinaux lors de sa séance du 9 janvier 1996 a conclu que le lien de causalité entre la vaccination et les troubles observés devait être retenu.
“Au vu de cet avis favorable, je vous propose à titre d’indemnisation la somme de 100 000 francs (cent mille francs) en réparation des préjudices de toute nature consécutifs à la vaccination que vous avez subie.”
Cette lettre implique une reconnaissance totale et officielle des effets secondaires, dès 1996, et prouve ainsi que de nombreux officiels nous ont menti en affirmant qu’il n’y avait “aucun” effet secondaire grave. Mais la dernière partie de cette lettre est fort intéressante. La somme proposée représente le prix du silence de la victime puisqu’elle doit s’engager à renoncer “à intenter toute action en réparation à raison de ce même préjudice”. Lourdement handicapée, Liliane Larvor a accepté les 100 000 francs. Elle a déclaré au Parisien : “Quand j’ai lu dans les journaux que l’Etat ne reconnaît rien, j’ai été ulcérée”. On peut lire plus loin dans le même article : “Liliane n’est pas la seule à avoir reçu ce type de proposition financière. Le Parisien Aujourd’hui a pu consulter quatre autres dossiers du même type, à en-tête du ministère et reconnaissant une responsabilité vaccinale”. Ainsi, cinq personnes étaient déjà indemnisées à l’époque et il y en a eu d’autres depuis. Ces dédommagements prouvent bien que l’on “savait”, alors qu’on niait toujours et qu’on nie encore.
Le Dr Marc Girard, qui fut l’expert nommé par la cour d’appel de Versailles, estime à plus de 80 000 les cas de sclérose en plaques associés à ce vaccin. Il a découvert un rapport de la Direction générale de la santé (DGS), du 15 février 2002, selon lequel ces vaccins auraient produit “la plus grande série d’effets indésirables recueillis en pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974”, alors que tous nos responsables (mais pas coupables) de la santé persistent à affirmer qu’il n’y en a pratiquement pas. Il a ainsi constaté que le centre de pharmacovigilance de Strasbourg est tellement efficace qu’une victime, décédée en 1998, était alors déclarée toujours vivante, et une autre victime aurait été vaccinée deux mois après son décès. De même, 99 % des dossiers de l’enquête auraient été “perdus” en cours d’analyse. Il est certain que, dans le domaine de la santé, les pertes de dossiers s’accumulent, comme c’est aussi le cas dans le scandale de l’hormone de croissance.
Le Dr Girard fait aussi remarquer que “ceux qui maintiennent l’intérêt de cette vaccination sont ceux qui, dans les revues épidémiologiques, admettent sans rire qu’il existe une incertitude de 1 à 7 sur les chiffres de la contamination virale.” (Cf. Médecine et Maladies infectieuses, 2003 ; 33). Et il pose la question : “Qui prendrait au sérieux les gens de l’INSEE s’ils venaient nous dire qu’au terme du dernier recensement la population française compte entre 60 et 420 millions de citoyens ?”

En 2003, les journaux français ont annoncé que des études indépendantes avaient totalement innocenté le vaccin, alors que ces deux études, réputées “indépendantes”, furent initiées et en partie financées par les fabricants de vaccins, la première par Aventis-Pasteur, à présent Sanofi-Pasteur MSD, et la seconde par Merck - qui est, par hasard, associé de Pasteur-Mérieux.

On trouve l’exemple même du “flou artistique” qui entoure ce problème sur le site actuel de Doctissimo. Dans l’une des versions du site, on peut lire qu’en France, il y aurait environ 100 000 à 150 000 personnes porteuses du virus de l‘hépatite B, alors qu’une autre rubrique affiche que près de 300 000 personnes sont porteuses du virus, et que “L’hépatite virale B est une maladie grave, qui peut évoluer en infection chronique. Ce risque est d’autant plus important que la personne atteinte est jeune. Le germe coupable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde.” Doctissimo sera-t-il mis en examen pour “tromperie aggravée”, étant donné que l’hépatite B passe inaperçue la plupart du temps et évolue spontanément vers la guérison dans plus de 95 % des cas et que les sujets sont ensuite immunisés. Parmi les 5 % des autres cas, il n’est pas impossible qu’une hépatite aiguë se manifeste. Or, d’après Panorama du médecin :
“L’hépatite aiguë en règle générale est une affection bénigne pour laquelle il n’est pas indiqué (et même contre-indiqué) de prescrire une quelconque médication.” (Cf. n° 4131 - 1995.) La complication la plus grave est l’hépatite fulminante, mortelle dans un cas sur deux, mais ce risque ne concerne que 1 % des cas d’hépatites aiguës, c’est-à-dire un chiffre négligeable par rapport aux effets secondaires du vaccin.
Si ce virus est l’un des dix virus les plus redoutables du monde, nous pouvons dormir tranquilles, ce qui n’est pas toujours le cas.
On peut ainsi constater, une fois de plus, que le risque est toujours pour le malade, le bénéfice, toujours pour le laboratoire. Il serait donc normal que ce bénéfice, généré par des manoeuvres douteuses, soit parfois grevé par une condamnation. Mais seront-ils lourdement condamnés ? Rien n’est moins certain étant donné leur influence. De toute manière, c’est pour nous l’occasion de constater si notre Justice est vraiment indépendante, ce que nous espérons tous.
Sylvie SIMON


Pour en savoir plus : Les Dix plus gros mensonges sur les vaccins (éd. Dangles),
Ce qu’on nous cache sur les vaccins (éd. Delville), par Sylvie Simon.



Vaccination contre l'hépatite B, articles publiés dans Vous et votre santé

La religion vaccinale - Vous et votre santé n° 11 page 29
Le vaccin contre l’hépatite B est dangereux - Vous et votre santé n° 15 page 12
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L’hépatite B, un vaccin coûteux - Vous et votre santé n° 48 page 28
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Vaccin contre l’hépatite B - Le boycott - Vous et votre santé n° 45 page 1
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Hépatite B - Plus de 600 victimes déjà répertoriées - Vous et votre santé n° 54 page 2
Les effets pathologiques du vaccin contre l’hépatite B - Vous et votre santé n° 54 page 29
Vaccination - Contre l’hépatite B, une vaccination à risques - Vous et votre santé n° 55 page 2
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