Une alimentation trop sucrée augmenterait le risque de cancer du sein
13-01-2009 - Une nouvelle étude(1) confirme le lien entre le niveau d'insulinémie et le risque de cancer du sein.
Dans cette grande étude, le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées qui ne prenaient pas de traitement hormonal (désormais contre-indiqué en France comme aux Etats-unis sauf dans des cas précis de symptômes de ménopause extrêmes) était de 2,4 (140% d'augmentation de risque), alors que le risque associé au THS n'était que de l'ordre de 2,0 (100% d'augmentation du risque).
De fait, les auteurs concluent que le lien entre obésité et cancer du sein chez la femme ménopausée pourrait sans doute être expliqué entièrement par les taux plus élevés d'insuline et d'hormones estrogènes chez les femmes dont le BMI est > 30.
Cela confirme une des principales conclusions mises en avant dans ANTICANCER : le rôle majeur de l'alimentation trop sucrée ("à index glycémique élevé") dans la survenue de certains cancers, et souligne à nouveau la nécessité de communiquer au près des patients déjà atteints d'un cancer l'importance d'adopter un régime alimentaire à index glycémique bas, pour réduire la sécrétion d'insuline et son influence néfaste sur la croissance des cellules cancéreuses.
Cela est d'autant plus justifié que les régimes alimentaires à index glycémique bas (comme le régime méditerranéen, si facile pour la pluspart d'entre nous à adopter) ont déjà démontré de n'avoir que des effets bénéfiques sur tous les autres paramètres de santé : maladies cardiovasculaires, démences, et maladies inflammatoires.
David SERVAN-SCHREIBER, MD, PhD
Clinical Professor of Psychiatry, University of Pittsburgh
Chargé de cours, faculté de médecine de Lyon I
1 - Women's Health Initiative Observational Study (WHI-OS), sous l'égide du département d'épidémiologie de l'université Albert Einstein à New York.
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